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MONDIALISATION ET LUTTE ANTI-MAFIA

MONDIALISATION

  • Qu'est ce qu'est la mondialisation ?

Ce terme est apparu aux Etats-Unis : « globalization ». Cela signifie la mondialisation des marchés mettant en concurrence sur l'ensemble de la planète, les acteurs économiques et financiers nationaux ou multinationaux. Ce concept traduit l'indéniable libération des échanges.

Cependant dans les années 1990 plusieurs significations ont définit cette situation:

• D'abord l'effondrement du communisme, la conversion de la Chine à une économie plus ouverte ont unifié le marché mondial en effaçant la sphère de l'économie autarcique née en 1917 avec l'URSS.
• Ensuite en 1990, s'est opéré une révolution de la communication grâce aux NTIC (nou-velles technologies de l'information et de la communication). De ce fait le monde est deve-nu un « village » et une nouvelle définition du mot est apparut : la transmission universelle et instantanée des informations.
• De plus ce concept s'est encore enrichit au niveau culturel: la diffusion des sons et des images en un temps record a montré que ce terme peut aussi concerner des personnes, les identités, les valeurs.
• Cette idée de mondialisation traduit la victoire du libéralisme (économique, financier, politique et culturel) sur le communisme. Il y a donc bien une idéologie mondiale dominante selon laquelle la liberté des échanges et la démocratie sont les seuls agents capables d'entraîner le monde dans une spirale positif faite de progrès économique et sociaux, de liberté politique et culturel et de paix entre les nations.
• En dernier le sens du mot mondialisation peut être assimilé à la suprématie des Etats-Unis d'Amérique. Elle marque la victoire du libéralisme sur le communisme et en même temps le profit qu'elle tire de cette victoire. Nous pouvons ici presque parler d'américanisation du monde.

  1. Étapes de cette mondialisation

• 1914-1945 : Le grand recul des échanges

La première guerre mondiale a formé un obstacle pour l'Europe en termes de mondiali-sation. Car le coût de la guerre a miné l'ordre économique antérieur : stabilité des monnaies et des prix, système monétaire internationale. Elle a engendré l'inflation et la baisse du pouvoir d'achat. Le flottement des monnaies (excepté dollars) s'accompagne à la disparition de leur libre convertibilité en or. De plus la première guerre mondiale a bouleversé le rapport des forces économiques. L'Europe industrielle sort très affaiblie du conflit. Et l'Europe centrale et occidental connait le chaos : conflits internes, révolutions...
Ensuite cette guerre a permis aux Etats-Unis d'accéder au rang de première puissance mon-diale jouant alors un rôle décisif dans l'économie mondial alors qu'elle n'avait encore jamais participé.
Et pour ce qui est de l'Asie et l'Amérique latine, ces deux continents ont affermi leur indus-trie. Ils ont donc commencés à s'émanciper, créant de nouveaux concurrents à l'Europe.
L'après guerre se caractérise par un rétrécissement et cloisonnement du marche mondial. La Russie s'engage dans la voir de l'autarcie socialiste. Les États endettés (les grandes puissances d'avant-guerre : France, Allemagne, Grande-Bretagne) réduisent leurs trains de vie et renoncent aux grandes politiques d'équipements. De plus le capitalisme se développe, mais rentre en crise lorsque le pouvoir d'achat mondial est inférieur à la l'offre, telle est la cause majeure de la crise en 1929 jusqu'en 1939.
Malgré tout cela il faudra attendre le second conflit mondial pour que renaisse la volonté d'unification du globe et dont les Américains seront les héros.

• Guerre froide : La mondialisation et ses limites

Engagé dès 1941 dans la guerre, les Etats-Unis pensaient déjà comment pouvait être le monde après cette guerres : démocratie et libre-échange pour tout forum de nations pour maintenir la paix dans le monde. Et à cette époque les Etats-Unis sont plus préparé à rece-voir le titre de puissance mondiale qu'auparavant (en 1920 ils l'avaient refusé). Pour ce qui concerne les Etats-Unis, Roosevelt (trente-deuxième président des Etats-Unis (1933-1945)) ne croit pas que l'URSS voudrait rentrer dans le marché mondial et participer à une sécurité collective. Pour ce qui en ait de l'Europe, les Etats-Unis espère qu'elle émancipera ses co-lonies. De plus il ya création de l'ONU qui est une sécurité collective et sert à maintenir la paix; c'est aussi la naissance d'une coopération internationale visant à assurer la liberté politique et économique sur l'ensemble de la planète. Pour y parvenir il faut mettre en place des organes de régulation permettant de recréer un marché mondiale commun. En 1945 naît donc le FMI (fond monétaire international) puis en octobre 1947 le Gatt (accord générale sur les tarifs douaniers et le commerce) est signé. Avec pour monnaie mondiale le dollar. Cependant les Américains n'ont pas pu profiter.
Car en premier l'URSS ne veut adhérer ni au le Gatt ni au FMI et refuse donc de s'intégrer au marché mondiale et d'en adopter les règles. Par-dessus tout ca elle entraîne avec elle certains pays Européens et la Chine devenu communiste en 1949. Les Etats-Unis et l'Urss entrent donc dans la guerre froide qui va nuire à la mondialisation libérale. En second les Etats-Unis n'ont aucune envie que l'Afrique rentre dans ce marché mondial.


Et l'Europe de l'est entre dans ce marché mondial en proposant le plan Marshall pour sa reconstruction. Les Etats-Unis ont voulu donc mettre une nouvelle communauté atlantique : euro-américaine appliquant le principe de liberté et acceptant leur hégémonie. Or la CEE (communauté économique Européenne) instaure un tarif extérieur commun. Cela a permit un essor du commerce international avec trois principaux pôles qui réalisent plus de 66% des échanges : Etats-Unis, Europe et Japon. Cette tendance fut renforcée par le décollage de certains pays du Sud, les relations commerciales entre la sphère capitaliste et communiste et l'insertion des pays en développement productrice d'énergie et de matière première. Malgré tout cela les Etats-Unis ne sont pas triomphant de cette mondialisation réussit.

• 1990 : La rupture

Le capitalisme a triomphé une fois encore, même le Vietnam et la Chine s'ouvre mais bien sûr tout en restant communiste.

La mondialisation a aujourd'hui la même cause que celle de la fin du 19 e siècle : hausse de la demande liée à la hausse des niveaux de vie et de la population, à laquelle s'ajoute les anciens besoins des pays communistes, révolution des moyens de transport et des moyens qui accélère les ma circulation des marchandises, des capitaux et des informations (internet par exemple).
En 1995, les échanges de marchandises et de ses services ont atteint un nouveau record : au-delà de 6 000 milliards de dollars, en dix ans se record s'établit à plus de 12 500 mil-liards de dollars.
La croissance du commerce l'emporte donc sur celle de la production.
Tout cela fonctionne au profit des Etats-Unis qui veulent éliminer plus rapidement les droits de douanes et les obstacles non tarifaires aux échanges et ouvrir de nouveaux domaines de négociation comme les investissements directs ou les monopoles publics. Ainsi elle a accueilli la Chine en 2001, ce qui a marqué une étape crucial dans la voie d'une mon-dialisation absolue.

  •  Ce qu'elle a entraîné

La mafia s'est mondialisée. Les mafias italiennes rencontrent désormais les mafias des anciens pays de l'Est dont certains chefs sont parfois issus des anciennes polices secrètes...), il y a les mafias Albanaise, Russe, Asiatique, et ces mafias se rencontrent lors de sommets, exactement comme les pays du G8 ou autres. Les commerces les plus rentables sont celui de l'héroïne, des êtres humains et des armes.

  1. Les activités lucratives des mafias 

L'économie de la drogue est aujourd'hui mondiale et intégrée dans les grandes organi-sations criminelles. Certains pays sont tenus par des mafias, et leurs développements se rendent difficiles à cause de la drogue par exemple. Certains pays andins, dans certaines régions d'Afrique, en Birmanie, en Afghanistan ou en Turquie la drogue finit par être un obstacle quasi insurmontable à toute politique de développement.


En 1960 l'histoire de la mafia prit un tour radicalement différent, quand la mafia sicilienne décida d'inonder le marché des Etats-Unis avec une drogue extrêmement dangereuse : l'héroïne. Grâce à elle la mafia devint une organisation internationale en gagnant des sommes colossales.


 L'explosion et la diversification des productions
Les politiques qui associent répression et aide économique ne sont pas parvenues à freiner les développements des cultures illicites qui sont à l'origine des trois principales familles de drogue d'origine naturelle : le cocaïer, le pavot et le cannabis.


• La cocaïne qui est cultivée dans des pays andins : Pérou, Bolivie et Colombie. Cette drogue est contrôlée par les mafias locales, pour le Colombie : Manuel Noriega, les FARC, cartel de Medellin, cartel de Cali, le Sentier lumineux, le Mouvement révolutionnaire Tupac Amar... la mondialisation a fait que les échanges entre les Etats-Unis et les pays latinos se sont multiplié de cette drogue transite soit par le couloir de l'Amérique centrale et du Mexique pour entrer aux États-Unis (92 % de la cocaïne introduite aux États-Unis) soit par l'Afrique centrale : Guinée-Bissau qui est une plaque tournante de la cocaïne, en particulier pour l'Europe. Les trafiquants sud-américains se sont en effet "relocalisés" sur les côtes d'Afrique de l'Ouest parce qu'ils y trouvent des avantages à exploiter la pauvreté et les faiblesses politiques de certains pays de la sous-région. Cependant, depuis le milieu des années 80, la cocaïne a perdu de son attrait aux Etats-Unis et, aujourd'hui, une proportion croissante de la production de cocaïne n'est plus destinée aux marchés nord-américains, mais se dirige vers l'Europe occidentale. Tout cela est bien sûr dut aux nombreuses guerres qu'à entraîner la mondialisation, car après la décolonisation, beaucoup de ces pays Africains ce sont fait diriger par des dictateurs, donc la corruption y régnait et les mafias dus pays ont pris le contrôle de la drogue.
Nous avons le même exemple pour ce qui concerne l'héroïne, cette drogue est principa-lement cultivée dans les pays asiatiques : le triangle d'or (Birmanie, Thaïlande, Laos, Viet-nam) et le croissant d'or (Afghanistan, Pakistan, Iran)


Mais c'est en Amérique du Sud notamment en Colombie qu'est produite et transformée près de 60 % de l'héroïne disponible sur le marché américain où elle entrerait en passant par le Mexique. Mais aussi il y a la phase d'internationalisation dans les années 60 et 70, dont l'histoire de la French Connexion, l'organisation internationale du trafic de dogue à destination des Etats-Unis à partir de réseaux corses et marseillais, est emblématique. A cette époque les Français contrôlaient le marché des stupéfiants grâce à leur implantation en Indochine. Les chimistes Français étaient les meilleurs pour produire de la drogue (jusqu'à aujourd'hui cette French Conexion fait parler d'elle le 13 Janvier 2008, les « parrains » de la cocaïne ont été jugés en Europe : Lortal était un ancien de la French Conexion. Lorsqu'il s'est fait attrapé avec quatre de ces compagnons il travaillait avec la Camorra, la mafia na-politaine, spécialisée dans la cocaïne. De plus il rencontrait des narcotrafiquants colombiens, mexicains, équatoriens et vénézuéliens. Avec comme pays de transit pour la drogue : des pays africains ou bien l'Albanie). Il y avait aussi la mafia Italo-américaine héritière de Lucky Luciano qui contrôlait l'héroïne, puis petit à petit cette compétence a été récupérée par le crime organisé. C'est la filière asiatique qui reprend le marché avec la Turquie (La Turquie est un pays dont la situation géographique en fait un point de passage obligatoire pour des narco routes caucasiennes et asiatiques. La mafia turque moderne date des années 1940 avec l'explosion du trafic de stupéfiants) ou l'Albanie comme pays de transit.


Au début des années 70, les Américains ordonnent aux autorités Françaises de mettre fin à ce trafic de drogue. Et l'organisation est démanteler en très peu de temps, mais c'est à ce moment là que le trafic de drogue se « mondialise » car il est récupéré par une alliance entre la mafia sicilienne et la Cosa Nostra américaine. Cette alliance crée alors une véritable économie multinationale de la drogue, au moment même où l'économie légale se mondialise. Cela lui permet de franchir un palier en termes d'organisation et de ressources.
Les mafias du sud-est asiatique viennent investir leur argent sale dans la colonie anglaise, à Shenzhen et dans les zones économiques spéciales côtières. L'ouverture, déjà ancienne, des zones frontalières à l'économie de marché, le boom des transports, l'amélioration des moyens de communication facilite le transit des stupéfiants que ce soit au Yunnan, région limitrophe du Triangle d'or ou dans les régions intérieures. Facilités économiques et législa-tives concernant l'ouverture de sociétés mixtes, absence de régulations et de contrôle con-cernant ces dernières, corruption généralisée facilitent le flot d'investissements douteux issus du trafic. Les autorités chinoises semblent désormais prêtes à toutes les entorses pour faciliter le décollage du pays et l'enrichissement d'une fraction de la population. Le transit et le trafic de drogue sur le continent peut-être analysé comme une des conséquences logiques de cette politique. Une autre cause de l'aggravation de la situation, dans le cas précis du transit et de la consommation de l'héroïne, a pour origine les relations étroites que Pékin entretient avec la junte militaire birmane dont les membres couvrent les trafics.

Beaucoup de ces trafics sont à l'origine de colonisation ou de guerres comme par exemples la guerre du Viêtnam (1959-1975), où les Américain finançaient certains secteurs du pouvoir sud-vietnamien en lui laissant la gestion du trafic de drogue, en même temps ce pouvoir va utiliser l'argent de ce trafic pour financer l'effort de guerre. De plus les Américains acceptent que leurs soldats se droguent, mais une fois revenue aux Etats-Unis ces mêmes soldats ne sont pas traités, et cela est à l'origine du grand marché américain de consommation d'héroïnes.
Pour ce qui concerne la France, c'est la mafia nigériane qui a repris le dessus dans les années 1980, le pays de transit a donc changé mais toujours pas le pays producteur.
Une partie de la production licite de pavot à opium d'Inde est détournée pour le marché clandestin et transformée et consommée sur place.

• Le pavot qui est cultivé en Afghanistan. L'année 2000 vit le commandeur des talibans, le mollah Mohammad Omar, décréter que la culture du pavot, étant anti-islamique, devait cesser, alors que le pays était considéré comme premier producteur mondial de pavot à cette date.
En 2006 l'Afghanistan est redevenu le premier producteur mondial de pavot à opium (87 % de la production mondiale), 60 % du produit transite par l'Asie occidentale et 20 % par l'Asie centrale pour rejoindre ensuite essentiellement l'Europe mais aussi l'Amérique du Nord.

• Et le cannabis principalement cultivé au Maroc. Elle est aussi cultivée en Amérique dus Sud mais elle sert juste pour la consommation locale. La production du Maroc alimente près de 80% du marché européen principalement en résine de cannabis, donc il est le premier producteur mondial.

En Europe les premiers producteurs sont le Pays-Bas. La mafia de ce pays entretien la route latino-américaine par laquelle ils font entrer la cocaïne mais aussi des prostituées. Ils sont passés experts dans le blanchiment de l'argent.
Nous pouvons bien voir que ce marché de la drogue a explosé après la seconde guerre mondiale, donc en pleine mondialisation, et aussi lorsque les Etats-Unis étaient en pleine guerre froide. Tout est relié : des pays Africains aux pays Latino-Américains. En passant pas l'Europe, pour finir aux Etats-Unis. Tout cela c'est est rendu possible grâce aux nombreux échanges que la mondialisation peut offrir et aux ouvertures des frontières. Malgré les nombreuses taxes imposées, les mafias continuent le trafic. Que ce soit de drogue ou bien d'armes : le trafic d'arme a explosé après l'explosion de l'URSS et du communisme. Après la fin de la Guerre froide et de l'effondrement des systèmes étatiques en Europe de l'Est, d'importants stocks d'armes ont été dispersés par une partie de l'ancien appareil d'État. Entre 1982 et 1992, 32 milliards de dollars d'armes ont été ainsi dérobés en Ukraine... Parmi les autres pays accusés de légèreté en ce domaine, figurent l'Algérie, l'Inde et le Pakistan. On compte en 2004, près de 500 millions d'armes légères en circulation dans le monde, armes qui ne font l'objet d'aucun traité international; dont plus de 100 millions en Afrique. La mondialisation économique et surtout la libéralisation ont facilité les trafics internationaux. Et tout cela est contrôlé par des mafias, comme par exemple la mafia Russe qui exportent ces armes vers la France. Car après l'explosion de l'URSS, il y avait un excé-dent d'armes, donc les pays de l'ouest où la délinquance est monté comme la France, ils sont devenus de très bon clients pour les mafias revendeurs d'armes comme la mafia Russe, la mafia Ukrainienne...

 Blanchiment d'argent

Le blanchissement d'argent s'est aussi rendu possible grâce à la mondialisation. Par exemple la mafia Russe brasse des milliards de dollars et les blanchit grâce à leurs compa-gnies offshores présente la plus part sur l'île de Chypre. La crise russe de 1998 aurait été provoquée par l'évasion de capitaux provenant de l'aide de certains pays et des crédits in-ternationaux en direction de centres offshore comme Nauru. En 1996, environ 100 millions de US$ en espèces étaient rapatriés quotidiennement des Etats-Unis vers la Russie.
L'entrée de la monnaie grecque dans l'euro a ouvert la porte de l'Europe à tout l'argent sale en provenance de Chypre (prostitution, trafics moyen-orientaux, capitaux du KGB...), qui est recyclé par le système bancaire grec. L'accession de Chypre comme membre à part en-tière de l'Union européenne sera l'aboutissement de l'une des plus belles opérations de blanchiment. Cet argent, aux origines plus que douteuses, fait partie désormais de la circu-lation légale d'argent en Europe.

2.  Libéralisation économique

 Qu'est ce que c'est ?


La libéralisation économique consiste à libérer certaines activités économiques qui avant appartenaient exclusivement à un certain groupe étatique dont ils avaient le monopole, tout en sachant que l'État garde une main mise sur les secteurs les plus importants. Après cette libéralisation économique le monopole de ces secteurs étaient plus privée que public.

 Ce qu'elle a permit


Lors de la mondialisation, la libération économique a aussi beaucoup profité aux mafias, nous avons plusieurs exemples. Le premier est celui qui concerne l'ex-URSS lors de sa chute : dans les années 80, les réseaux d'accumulation liés au KGB transféraient des capi-taux de Russie vers des centres financiers offshore, dont Chypre, utilisant la libéralisation de l'économie mondiale, les paradis fiscaux et la libéralisation de l'économie russe.
Le second exemple est celui de la libération de la Chine : les enfants de la nomenklatura communiste travaillaient de plus en plus avec les Triades Chinoises qui se confondent en Chine avec le nationalisme au banditisme et la criminalité.
Et le dernier exemple est celui du continent Africain, où la libéralisation économique et financière et les crimes de l'État sont liés. Cette libéralisation économique a grandement facilité la criminalité et son expansion. Sans être totalement à l'origine car les groupes so-ciaux qui sont à la tête de cette criminalité étaient pour la plus part en place dans les années 60 et 70.
Nous pouvons donc constater que la mondialisation fournit à certain nombres de groupes criminels ou à d'autres entités comme les banques, les firmes, les églises...


La libéralisation économique intervient aussi lors de la guerre du Vietnam. La population qu'ils ont envoyée au Vietnam était la partie de la population la plus pauvre et la plus fragile. Cela revient à envoyer certaines personnes défendre les valeurs occidentales alors qu'au même moment ces mêmes valeurs étaient contester dans les années 1968. Cette crise des valeurs va se répercuter sur l'État. Cette crise sera renforcée par la libéralisation éco-nomique. Car nous allons assister à une fragmentation des rapports sociaux qui entraîneront la multiplication des réseaux criminels qui plus tard seront les cadres de socialisation. De ce fait le modèle étatique national vole en éclats. Cela ne veut bien sûr pas dire que l'État est disparu mais plutôt que ses liens sociaux sont remit en cause, que ce soit dans le plan inter-national ou national. Aujourd'hui l'État laisse prospérer les phénomènes de criminalité organisée et de criminalité en col blanc comme un moyen d'assurer une certaine sécurité qu'elle n'assume plus, comme le faisait la mafia devenue le gendarme de l'Etat italien à la fin du XIXe siècle en Sicile.
Le développement des réseaux comme principe de socialisation alternatif à l'Etat crée un système qui produit des formes d'organisation permettant à la criminalité de prospérer.
Nous pouvons donc en conclure que la mondialisation à énormément contribué à l'expansion des mafias, après toutes ces guerres, tout ces libres échanges décrétés, le capita-lisme qui prend le pouvoir... Cela ne peut que favoriser les mafias, qui utilisent cette liberté pour faire de l'argent en trafiquant toutes choses : drogue, êtres humains... Ces échanges, ces trafics se font la plus part du temps entre mafias de différents continents nous pouvons donc aussi parler ici d'une connexion entre les mafias.
La mondialisation a aussi permit aux mafias de se déplacer dans le monde, c'est pour cela que nous pouvons trouver des hommes des Triades partout en Europe : en Italie, elles sont principalement actives dans la branche du trafic des êtres humains, en Autriche dans le secteur de la prostitution, en Allemagne et aux Pays-Bas principalement dans le trafic de cigarettes et en Tchéquie dans le commerce illégal d'armes. Des Yakuza aux Mexiques (pour la prostitution), des mafieux Russes partout en Europe : en Tchéquie pour les drogues nouvelles (fabriquées en laboratoire), en Afghanistan pour l'opium ou bien en Afrique car elle a des liens avec certaines mafia en Afrique et en dernier des es mafieux Colombiens en Afrique ou en Espagne pour contrôler la cocaïne.

Et tout cela est toujours d'actualité, l'émigration en fait partit : l'Espagne est un pays qui accueille énormément d'émigrer et de drogue, nous avons de nombreux exemples :

• Le 17 décembre 2006 : Maroc : Saisie de plus de 5 tonnes de drogue destinée à l'Espagne.
• Le 5 août 2009 : Espagne: 36 émigrés interceptés au large des côtes d'Almeria.
• Le 28 décembre 2009 : Deux tonnes de cocaïne dissimulées dans un avion, en prove-nance de Colombie, qui transportait 47 tonnes de fleurs coupées, ont été saisies en Espagne, a annoncé lundi le ministère de l'Intérieur à Madrid.
• Le 28 février 2010 : Saisie de drogue sur quatre véhicules immatriculés en Espagne : trois tonnes de résine de cannabis saisies à Nador.
• Le 28 février 2010 : Mauritanie: des islamistes "sécurisaient" un convoi de cocaïne en provenance de la Colombie.

La mafia s'est aussi mondialisée. Les mafias italiennes rencontrent désormais les mafias des anciens pays de l'Est dont certains chefs sont parfois issus des anciennes polices se-crètes...), il y a les mafias Albanaise, Russe, Asiatique, et ces mafias se rencontrent lors de sommets, exactement comme les pays du G8 ou autres. Les commerces les plus rentables sont celui de l'héroïne, des êtres humains et des armes.

LA LUTTE ANTI-MAFIA

  • La lutte antimafia en Italie

La lutte anti-mafia en Italie a mis un certain temps à se concrétiser. En effet, l'omerta à laquelle sont obligatoirement soumis les commerçants et les menaces de mort qu'ils subissent par les mafias les ont longtemps maintenus dans le silence.

Des années 1890 aux années 1950, la lutte antimafia était un phénomène social. En effet, tout d'abord dirigés par le Parti socialiste puis par le communiste, les mouve-ments paysans étaient, à l'époque, les plus engagés dans cette lutte. Il y eut plusieurs vagues de mouvements paysans. La première, celle des Fasci siciliens (1892-1894) s'est durement affrontée à la mafia. Les conflits qu'ils ont engendrés ont fait environ une centaine de victimes. Après leur défaite, un million de Siciliens ont émigré, aux Etats-Unis principalement.
La deuxième vague se situe dans les années 1920 et à la fin de la Seconde guerre mondiale. Les rixes entre paysans et mafieux se conclurent par des dizaines de morts. Seulement, en 1950, face a la dureté de la reforme agraire (l'Etat ne donna aux paysans que de petites et mauvaises terres), les paysans émigrèrent à nouveau vers l'étranger, mais cette fois-ci, surtout vers le nord de l'Italie et l'Europe centrale (un million de si-ciliens).

Dans les années 1960 et 1970, les mafias commencent à s'intéresser à la spéculation immobilière et à l'argent public. Ainsi, à Palerme, une véritable guerre fut organisée par la mafia pour contrôler le marché immobilier et les trafics illégaux. De ce fait, une commission parlementaire fut mise en place en 1963 pour enquêter sur la mafia. Cette enquête aboutira en 1976, sans beaucoup de résultats. En 1977, il y a création du pre-mier centre d'étude et de recherche sur la mafia italienne : le centre de documentation « Giuseppe Impastato ». De 1981 a 1983, la mafia fut très violente, en assassinant de nombreuses figures politiques et institutionnelles ; notamment Mattarella (président de la région sicilienne), Pio la Torre (secrétaire du Parti communiste), Dalla Chiesa (Préfet) - ainsi que des membres des forces de l'ordre et des magistrats. En réponse à ces at-taques, en septembre 1982, la première loi antimafia fut approuvée. Elle définissait en-fin le crime d'association mafieuse. L'année 1984 fut une année riche en interpellations et arrestations de nombreux mafieux.
Dés lors, le mouvement contre la mafia organise de grandes manifestations et il y a création de centres d'études et d'associations spécialisées dans cette lutte. La nouvelle vague de lutte contre la mafia s'amplifie encore durant le années 90, après les attentats qui ont provoqué la mort des juges Falcone et Borsellino, cette fois-ci au niveau abso-lument judiciaire. En effet, après l'assassinat du juge Giovanni Falcone le 23 mai 1992, de grands progrès judiciaires et juridiques ont été accomplis en Italie. Ainsi, l'Italie a voté la loi pour la confiscation des biens mafieux, ainsi, des procès furent intentés aux mafieux. Des terres leur appartenant furent confisquées et transformées en coopératives agricoles. La reconnaissance d'association mafieuse fut également intégrée dans la loi italienne après ce tragique événement; c'est-a-dire que les hommes politiques associés à la mafia ne sont plus jugés par des commissions spéciales mais par la justice ordinaire elle-même.
Certains mafieux sont dits « repentis ». Ce phénomène n'existe que depuis les an-nées 1980 et nous comptons déjà plus de 1000 mafieux qui collaborent avec la justice. Les mafiosi qui choisissent cette voie agissent dans le but d'obtenir l'impunité. Ainsi, c'est à cause d'un choix opportuniste et non morale ou éthique que les mafieux « se rangent » du côté de la justice. Ces hommes ont énormément contribué à diverses en-quêtes. Certains d'entre eux, une fois repentis, prennent un rôle d' « infiltrés », en con-tinuant leurs activités mafieuses et en donnant des informations aux autorités. Ils ne sont pas payés, mais peuvent être récompensés d'une remise de peine.

Aujourd'hui, la lutte antimafia est réelle et concrète. En 2008, les mafias italiennes ont généré plus de 130 milliards d'euros, soit 10% de la richesse produite par l'Italie. Les autorités italiennes ont saisi un millier de biens mobiliers ou immobiliers en 2000, mais le chiffre est passé à 374 en 2004. D'autre part, 5,62 milliards d'euros ont été saisis au cours de l'année 2008 (dont 2,9 milliards à la Camorra napolitaine, 1,4 à la mafia sicilienne et 231 millions d'euros à la ‘Ndrangheta calabraise). Ce chiffre qui semble positif est en fait un résultat mince, car il ne s'agit que de 7% de la richesse de la mafia. Aujourd'hui, la situation reste incertaine. En effet, nous pouvons observer en Italie une diminution nette des crimes mafieux. De ce fait, les autorités risquent de baisser leur garde et ainsi être moins performants en cas de remontée de la criminalité. En Italie, l'Eglise est une institution depuis toujours importante. Elle à très longtemps ferme les yeux sur les activités des mafias, leurs liens avec les hommes politiques, par-ticipant même officieusement parfois à leurs projets. Mais dernièrement, le pape Benoit XIII a qualifie la mafia comme un « pèche social ». Du fait de leur engagement contre la mafia, certains prêtres ont été assassins.
D'autre part, en Italie, des associations se chargent de la lutte antimafia. C'est le cas d'Addiopizzo, une association née à Palerme en 2004. Leurs méthodes provocantes les ont poussés à passer de sept à une trentaine de participants en Palerme, en Calabre et dans d'autres villes de la Sicile. En effet, au départ, ces défenseurs de la liberté des commerçants collaient aux murs de la ville des affiches où les passants pouvaient lire « un peuple entier qui paye le pizzo est un peuple sans dignité » (car il est important de rappeler qu'en Palerme, 80% des commerçants paient le pizzo. La Confcommercio (association des commerçants italiens) a rejoint cette association dans sa lutte en aout 2004 et a décidé de bannir de ses rangs tous ceux qui seront convaincus d'avoir cédé à la mafia et qui paieront le pizzo.

  • La lutte anti blanchiment d'argent en France et dans un paradis fiscal : la Suisse.

En France, un mouvement des banques nait pour lutter contre le blanchiment d'argent instauré par les mafias corses. Pour cela, les entreprises bancaires ont mis en place de grands moyens en matière de renforcement des contrôles au niveau humain et informatique, pour ainsi augmenter la vigilance sur les opérations que les clients effec-tuent. La première étape de cette lutte est la déclaration de soupçon suite à laquelle une enquête est menée. La difficulté à déterminer s'il y a ou pas blanchiment d'argent est importante dans la mesure ou il y a un décalage entre le montant d'argent blanchi mis en banque et le seuil minimum d'argent mis en banque pour que la banque soit autorisée a faire une enquête. D'autre part, les banques françaises sont tenues par un certain secret bancaire, bien que la loi du 12 juillet 1990, devenues les articles L. 563-1 et L. 562-2 du Code monétaire et financier, obligent l'établissement bancaire à signaler toute transaction suspecte. Ainsi, plusieurs sociétés comme le GAFI (Groupe d'Action Fi-nancière), la Fédération bancaire française et la commission bancaire de Banque de France luttent contre ce phénomène. D'autre part, un dispositif de Traitement du ren-seignement et action contre les circuits financiers clandestins (TRACFIN) a été mis en place par le Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie (MINEFI).


La Suisse est ce que l'on appelle un « paradis fiscal ». La lutte contre le blanchiment d'argent existe, au même titre qu'en France, à la différence que le seuil minimum d'enquête est beaucoup plus large. De plus, l'anonymat des clients est mieux gardé. En France, la loi autorise les banques à rompre le secret bancaire et à se partager des in-formations pour un meilleur contrôle des clients. En Suisse, ceci n'est pas le cas, et il n'y a aucune communication de données avec l'étranger.

  • La lutte antimafia en Russie

En Russie, la lutte antimafia est faible, voire inexistante. En effet, des liens étroits existent entre les organisations criminelles du pays et les hommes politiques qui profi-tent de leur situation pour gagner de l'argent. Vladimir Poutine, l'actuel président de la Russie a désiré lors de sa candidature à la présidence, il y a dix ans, que son pays de-vienne moderne, ce qui ne veut pas nécessairement dire démocratique, qu'il soit appuyé sur le rétablissement de l'autorité de l'Etat et le développement économique. Malgré sa volonté, aucun changement n'a été effectué en Russie et le pays « appartient » toujours aux mafias.

Depuis l'époque de Lénine, l'organisation du Parti communiste copia celle des groupes criminels. En effet, ce dernier estimait que c'était le meilleur moyen d'éviter une infiltration de la police. Ensuite, Félix Dzerjinski, le créateur de la Tcheka (pre-mière police secrète du régime communiste en Russie) recruta ses cadres parmi les criminels qu'il avait côtoyés. En Russie, les responsables communistes ont toujours protégé les activités économiques clandestines dont ils profitaient (à travers d'intérêts ou de pots-de-vin).
Le gouvernement de Poutine reste douteux pour de nombreux chercheurs. En effet, il faut d'abord savoir que Poutine a gravi les échelons grâce à la position de son père et de son grand-père pour devenir premier ministre en 1999. Ensuite, il aurait profité d'un attentat pour augmenter sa candidature et passer de 2 à plus de 50% de voies en sa fa-veur pour la présidence. Mais ce qui reste inquiétant, c'est le monde qui entoure Poutine : des oligarques, des mafieux, des officiers du FSB et des apparatchiks. Tous dé-tiennent les entreprises, les médias, l'armée et le Parlement. Ainsi, aucun domaine ne peut attaquer librement la mafia en Russie car tous sont côtoyés par celle-ci.


En conclusion, nous pouvons clairement constater qu'une réelle lutte antimafia est présente, notamment en Europe. Cependant, l'inefficacité de ce combat laisse perplexe quant a la fiabilité que l'on peut accorder aux gouvernants. En effet, la localisation de certains mafieux est connue des autorités locales. Si les moyens employés par les Etats pour venir à bout des mafias étaient plus importants, les résultats seraient d'autant plus satisfaisants. Le lien entre la mafia et la politique explique précédemment ainsi que la crainte de représailles et la complicité des autorités peuvent expliquer ce manque d'interventions. Dans des pays comme la Russie, la corruption prime et prend le dessus sur la lutte. Certains chefs de mafias sont même soupçonnes d'être des personnes ac-tives au niveau politique et judiciaire. Si aucune lutte contre la mafia n'existe en Russie c'est car celui-ci n'en a pas l'intention. Personnellement, je pense que les mafias qui profitent économiquement aux gouvernements n'ont absolument pas à craindre d'être démantelées. Au niveau international, la mafia est en plein essor. En effet, c'est prin-cipalement a cause de la crise de l'économie légale, mais également a cause de la libre circulation des capitaux, de la financiarisation de l'économie et du triomphe de la marche que les mafias du monde entier ont pu devenir plus discrètes. Ainsi, les activités illégales ont été banalisées (d'où l'essor grandissant de la mafia russe).

 

 

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