INFILTRATION MAFIEUSE DANS L'ÉCONOMIE ET LE POLITIQUE

INFILTRATION MAFIEUSE DANS L'ÉCONOMIE

Au jour d'aujourd'hui, la mafia est omniprésente dans la société, autant sur le plan éco-nomique, en blanchissant leur argent pour infiltrer les domaines légaux de l'économie, que sur le plan politique, en collaborant avec les personnes hautes placées de la société.

Par économie d'un pays nous entendons économie légale. Lorsque la mafia intervient dans le champ économique d'un pays, c'est donc dans l'économie légale.
Le FMI (Fonds Monétaire International) évalue l'argent blanchi chaque année à des sommes qui vont de 500 à 1500 milliards de dollars, soit 2 à 6 % du PIB mondial.
Depuis plusieurs années, les mafias ont ralenti leurs activités de guerre entre elles. Leur préoccupation principale est aujourd'hui la transparence. L'acquisition de nouveaux com-merces ou autres revenus qu'a la mafia n'est d'aucune utilité si ceux-ci ne peuvent être uti-lises pour des achats dans le circuit économique légal. De ce fait, les mafieux se doivent de blanchir de l'argent ou investir dans des domaines légaux pour pouvoir s'infiltrer dans l'économie mondiale.

En Italie, le racket des commerçants pour la protection mafieuse, le pizzo, est le moyen le plus répandu d'infiltration mafieuse dans l'économie. Ainsi, les mafieux contrôlent des commerces tout à fait légaux. Le système mafieux italien est complexe car son économie se divise en trois parties : l'économie illégale, légale et légale-mafieuse. De ce fait, les mafieux se servent des revenus qu'ils ont obtenus avec l'économie illégale pour créer de nouvelles entreprises légales. De même, la production peut être légale et la vente illégale et vice-versa. La difficulté à distinguer le légal de l'illégal est le problème majeur du gouvernement italien. Les mafieux italiens sont très infiltres dans l'économie nationale dans la mesure où ils agissent dans tous les domaines : la drogue, les armes, les œuvres d'art volées, mais également dans des activités qui semblent tout à fait légales comme le trafic de déchets industriels, la fraude aux subventions alimentaires, les travaux d'infrastructure et le contrôle des casinos. Mais les italiens innovent : en effet, nous avons affaire en Italie à la cybercriminalité, grâce a laquelle les mafieux détournent des fonds sur Internet.

Au niveau plus international, la contrefaçon est une des facettes qui prime en matière d'infiltration mafieuse dans l'économie. En effet, si la contrefaçon a une importance ma-jeure dans l'économie actuelle c'est parce qu'elle est présente dans une multitude de pays. Par exemple, au Canada, Etat non-mafieux à la base, en 2004 on recensait un faux billet pour 290 Canadiens.
D'autre part, de la contrefaçon de monnaie à celle des vêtements, en passant par celle des téléphones et ordinateurs, la contrefaçon touche à tous les domaines.

En Russie, on es-time que 60% des banques sont contrôlées par la mafia. De ce fait, les billets issus de la contrefaçon circulent énormément dans le pays. A cause de la contrefaçon, le produit éco-nomique des mafias italiennes représente environ 15% du PIB de l'Italie, soit 220 milliards d'euros.
Le blanchiment d'argent est une activité de la mafia qui a un très fort impact sur l'économie d'un pays. Le blanchiment d'argent est une activité qui consiste à cacher la provenance criminelle d'argent. De ce fait, les mafieux font en sorte de faire croire qu'un certain argent a une origine légale et de l'investir dans le circuit économique légal pour en tirer des profits tout a fait légaux. Sauf cas particulier, les mafieux ne s'appuient pas sur les banques pour blanchir de l'argent : ils effectuent principalement leurs opérations dans des casinos de jeux, des restaurants, bijouteries, galeries d'art et autres commerces en leur pos-session. Les mafieux sont forces de blanchir de l'argent pour rentrer dans l'économie natio-nale car les sommes qu'elles génèrent de par le trafic de stupéfiants, principalement, et autres activités illégales sont très élevées. De plus, certaines choses ne peuvent être achetées en liquide (sachant que certains billets sont des billets de 10 ou 50 euros) et le capital d'une mafia doit donc être placé en grande partie à la banque. Lorsque les sommes entrées régulièrement a la banque sont assez importantes, une enquête peut avoir lieu sur la prove-nance du capital du client. C'est pour ne pas craindre ce contrôle que les mafieux blanchis-sent leur argent.
Certes, les sources d'argent sale sont diversifiées (fraudes, détournement de fonds, cyber-criminalité ...), mais c'est surtout du trafic de stupéfiants que proviennent les revenus illi-cites blanchisTrois étapes constituent le blanchiment d'argent :

• Le placement: opération au cours de laquelle les mafieux font entrer l'argent dans un circuit économique légal
• L'empilage : il permet, par de multiples opérations citées ci-après de dissimuler l'origine
de l'argent.
• L'intégration : opération qui consiste à effectuer des dépenses légales, pour une complète adhésion au système économique « normal »

Pour avoir une place dans le circuit économique, les mafias utilisent diverses techniques:
 Tout d'abord, elles fractionnent les dépôts bancaires ; c'est-a-dire qu'elles placent leur argent en banque « morceau par morceau », pour ne pas éveiller les soupçons des contrôles bancaires (en France les contrôles sur l'origine du capital du client de la banque s'effectuent a partir de l'insertion de 7600 euros).
 D'autre part, les mafieux déclarent de faux gains aux jeux. Le mafieux lui-même peut être dirigeant du casino mais il est généralement complice avec le gérant qui lui fournit le bon de versement du casino en échange d'une certaine somme. Ainsi, le mafieux peut faire croire qu'il a gagne cet argent aux jeux.
 Aussi, les mafieux achètent des objets de luxe avec leur argent sale et le revendent à des personnes tout à fait légales. De cette façon, ils se trouvent en possession d'argent « propre ».
 Ils peuvent également mettre des œuvres d'art qu'ils ont volées aux enchères et ainsi récolter des sommes importantes d'argent légal. La fraude à l'assurance est également une technique utilisée par la mafia pour gagner de l'argent légal.
 Finalement, la technique sûrement la plus lucrative consiste à s'emparer de commerces ou les clients paient généralement en liquide et d'y intégrer l'argent sale de la mafia. Ainsi, un mélange entre argent légal et illégal se crée et les mafieux trichent ainsi sur la comptabilité. Cette technique est la plus « artisanale » et la plus rependue. Cette technique s'appelle la « technique du millefeuilles ». Le problème de cette technique est que les mafieux ne peuvent pas déclarer de chiffres d'affaires trop importants avec, par exemple, le contrôle d'une seule pizzeria. De ce fait, les Mafias préfèrent prendre le contrôle de chaines hôtelières ou de chaines de restaurants.
 Rater volontairement un envoi a l'étranger : le mafieux se présente au guichet de la poste et envoie une enveloppe contenant une somme X d'argent. Il va déclarer une somme nette-ment supérieure à ce que contient l'enveloppe. Ainsi, âpres 30 jours ou personne n'est venu chercher l'argent, le mafieux demande à être rembourse. Non seulement il échange son argent sale contre de l'argent « propre », mais en plus, ils gagnent de l'argent qu'ils ne possédaient pas au début.
 Utiliser les assurances : Certains services des sociétés d'assurance (comme les bons de capitalisation ou les contrats d'assurance vie) peuvent être payes en liquide. Ainsi, les ma-fieux effectuent ces achats et dénoncent le contrat le mois suivant. La société d'assurance le rembourse alors par cheque, que le mafieux va déposer a la banque en toute légalité.
 Rédiger de fausses factures : cette technique suppose l'existence de deux sociétés com-plices. L'une d'elles est contrôlée par la mafia, l'autre à un sérieux besoin d'argent liquide. La société contrôlée par la mafia rédige une fausse facture à l'autre société pour des ser-vices. La société complice paie donc la facture par cheque et la société mafieuse la rem-bourse incognito en liquide. Ainsi, les mafieux vont déposer le cheque à la banque en toute légalité.

La mise en œuvre du blanchiment d'argent et de plus en plus complexe à cause du dévelop-pement d'Internet. Cependant, les méthodes artisanales citées précédemment sont encore largement utilisées par les Mafias mais de nouvelles techniques émergentes. En effet, un nouveau système dit « Hawala » consiste a ce que le blanchisseur donne une certaine somme d'argent a un commerçant du pays de résidence qui, en échange, lui donne un reçu correspondant. Le blanchisseur envoie ensuite ce reçu à un commerçant établi à l'étranger qui lui vire sur un compte. La dette du commerçant résidant sera payée par l'expédition de marchandises aux commerçants. Ainsi, la mondialisation et la suppression des douanes permettent un échange plus libre entre les différents pays. D'autre part, ils se font des échanges (d'argent, d'armes, de stupéfiants...) et justifient ces échanges par des liens fami-liaux ou amicaux en faisant appel au terme de « prêt » ou d'« héritage » (Hawala signifie groupe ethnique)

Pour les mafieux, les paradis fiscaux sont l'idéal pour placer leur argent sale. En effet, les banques qui s'y trouvent garantissent le secret bancaire, l'anonymat des propriétaires de l'argent, une faible fiscalité, l'immunité judiciaire et l'absence de coopération judiciaire avec les autres pays. On peut ainsi dire que les paradis fiscaux sont des « boites noires » au sein de l'économie mondiale. Ils accueillent tous client qui désire placer de l'argent, quel que soit la provenance de l'argent intégré à la banque. Nous pourrions penser que les paradis fiscaux sont en marge de l'économie mondiale et que donc, ici, la mafia n'intervient pas dans l'économie. En vérité, c'est l'inverse : les paradis fiscaux sont les rouages de l'économie mondiale. En effet, ils représentent plus de 50 % des actifs internationaux. Plus de la moitie des fonds mondiaux déposés en banque sont déposés dans les paradis fiscaux (ce qui représente environ 8000 milliards de dollars).
De cette façon, les mafieux ont de plus en plus d'importance car, aux yeux de la loi, les paradis fiscaux sont tout à fait légaux, ce qui facilite le travail de blanchiment d'argent des mafieux. Ce blanchiment permet donc au trafic de drogues de se développer, mais il fragi-lise également le système financier international.
En Russie, l'infiltration mafieuse dans l'économie et la légalisation de biens illégaux est relativement simple pour les mafieux. En effet, l'Etat Russe est plus flexible avec la mafia. Comme dit précédemment, si les actions de la mafia peuvent lui être lucratives, il ne tente pas de lutter contre. Ainsi, lorsque les mafieux rentrent de l'argent en banque, qu'il soit d'origine illégale ou pas, les banquiers ne font pas d'enquête. De plus, la mafia russe con-trôle environ 60% des banques de Russie, ce qui leur facilite amplement la tache. La mafia russe est tout de même connue pour ses actions masquées derrière des transactions « propres ». L'importance de la mafia russe dans son pays est telle qu'elle brase plusieurs milliards de dollars par an de par le contrôle de nombreuses banques et sociétés qu'elle a. La pratique du blanchiment d'argent est donc très convoitée. Mais cette activité n'a pas pour but de pouvoir avoir une place dans l'économie de Russie mais plutôt dans la marche économique mondiale.
En Italie, les mafias se doivent d'êtres plus discrets. En effet, de vrais contrôles sont effec-tues par les banques et la police. Aussi, le blanchiment d'argent est une pratique très con-voitée dans ce pays. L'activité la plus fréquente des italiens quant a l'infiltration dans l'économie est le fait de racketter les commerçants en leur imposant leur protection, le pizzo. Les mafieux italiens sont des experts en matière de blanchiment d'argent et d'investissement à l'étranger.

 

 

INFILTRATION MAFIEUSE DANS LA POLITIQUE

Les concepts de mafia et politique devraient être théoriquement opposés, il s'avère en réalité qu'ils sont reliés, parfois même dans certains pays indispensable l'un à l'autre. En effet, par le rôle de l'État, et par les activités des mafias, nous sommes amenés à penser que les mafias tendraient à déstabiliser la politique de leurs états, en perturbant l'économie, en contrôlant les institutions, et l'État lui, aurait plutôt tendance à multiplier les luttes anti-mafia. 

Mafia et politique s'associe également dans le trafic de drogue, les politiciens fermant les yeux sur les activités illicites, voir allant parfois même jusqu'à les aider. C'est d'ailleurs uniquement grâce a l'appui des politiciens que le trafic fonctionne et rapporte autant d'ar-gent.

Si les mafias infiltrent la politique, c'est d'une part pour mieux accéder à l'économie, mais également, en s'alliant aux politiciens, pour éviter tous sortes de problèmes qu'ils pourraient rencontrés dans leurs affaires. En réalité, l'infiltration mafieuse dans l'économie est essentielle pour le bon déroulement de leurs affaires. L'infiltration de la mafia dans la politique se fait depuis les parties, la mafia corrompt le partie qui lui proposera le meilleur profit, les meilleurs avantages. Elle peut les corrompre soit en leur proposant une certaine somme d'argent, voir parfois même un pourcentage sur le business qu'ils pourront exercer librement grâce à la corruption du partie, soit tout simplement avec la méthode du chantage ( les mafieux fouillent alors dans le passé des politiciens, cherchant des informations com-promettantes pour son image, comme par exemple toxicomanie, condamnation pour pédo-philie, homosexualité etc...). Les mafieux peuvent également financer la campagne du partie politique. Ce fut le cas aux États-Unis, où il y eu une campagne de candidats qui fut entièrement financée par la mafia, les candidats n'étaient même pas considérer comme des pantins de la mafia, mais comme des collaborateurs à part entière. Le candidat n'est donc plus considéré comme un politicien, un homme qui veut représenter les citoyens, mais comme un complice qui écoutera à la lettre les ordres de l'organisation criminelle qui le guidera.

Les mafias peuvent également infiltrer, comme par exemple aux États-Unis, où les syn-dicats des routiers a été longtemps mené par la mafia. En contrôlant ce syndicat, la mafia avait un moyen de pression important sur l'économie et sur le gouvernement (pouvant blo-quer ou dévier le transport routier).

En Italie, les liaisons entre mafia et politique existent depuis toujours, l'Italie étant un des pays les plus mafieux au monde. Cette liaison s'accentua au début du XXème siècle, la Cosa Nostra trafiqua certaines élections locales en Sicile. Salvatore Avellone, député de Corleone entre 1897 à 1913 et Raffaële Palizzolo furent les premiers politiciens qui collaboraient avec la mafia, et dont l'élection dépendait des vote mafieux. La Mafia peut également agir dans la justice. L'ac-tuel Président d'Italie, Silvio Berlusconi utilisé comme un automate par la mafia italienne, et selon certains points de vue, lui-même serait un mafieux. Berlusconi a également été jugé plusieurs, tous ses procès, bizarrement, se sont tous terminés par des classés sans suite, des non-lieux ou par des acquittement ( il fut jugé pour corruption, fraude fiscale, faux bilan, financement illicite, et faux témoignage ). La finalité de ses jugements peut nous laisser penser que la mafia n'y est pas étrangère.

Le parti qui appui le plus la mafia italienne est La Démocratie Chrétienne (DC), fondé en 1942 et refondé en 1997. Ce parti tente de reprendre les idées et les principes du partie chrétien-démocrate, parti des années 1990

Plus dans l'actualité, un courageux journaliste, Gianni Launes, menacé déjà à plusieurs reprises par la mafia, mais ceux-là ne l'empêchant pas à continuer à les dénoncer : En septembre 2009, 73 bateaux contenant un grand nombre de déchet toxiques et radioactifs ont coulés en pleine mer Méditerranée, par la mafia italienne, bien entendu avec un appui politique.

• L'infiltration mafieuse dans le milieu politique est également très courante en Russie. Les modes de fonctionnement de la mafia russe détinrent sur la politique russe, et ceux depuis l'époque de l'URSS, des modes de fonctionnement comme la violence, le chantage, la tromperie, la corruption, et même jusqu'à l'emploi de l'argot. Ainsi la mafia russe joua un rôle dans la politique, remplaçant les règles formelles par des règles informelles, les intuitions furent adaptés en fonction des activités mafieuses (les institutions de la fiscalité notamment). On peut parler d'un véritable hold-up économique du pays.

• Dans l'infiltration mafieuse dans la politique il est également important de parler des État-mafieux.
On parle d'État mafieux en particulier pour l'Albanie et la Serbie, plus généra-lement les états balkaniques, et ce après la chute des régimes communistes. En effet, les mafieux Balkan, impliqués dans les trafics de drogue furent un grand facteur des guerres que connue cette région. Les pays affaiblis par ces guerres, ils en ont profité pour s'emparer des institutions, installant un régime « crimino-crate ». Le concept d'Etat mafieux s'est donc également dans des pays comme la Russie, à partit du KGB.

Dans un État Mafieux, les organisations impliquées dans les activités illégales et criminelles forment un classe d'un rang élevé, comme les activités qu'ils prati-quent. Exemple la famille Eltsine, opérant dans le recyclage, guidées par des banques étrangères.


En conclusion, nous pouvons observer une réelle infiltration de la mafia dans la société. Tout d'abord, par le biais de l'économie. En effet, le blanchiment massif d'argent que celle-ci effectue entraine une réelle importance de sa part dans l'économie légale. Ainsi, les or-ganisations criminelles effacent l'origine douteuse de l'argent qu'elles ont en leur possession pour pouvoir le réinvestir dans le circuit économique normal. De ce fait, les paradis fiscaux sont un danger dans le sens ou ils protègent plus le client et moins l'économie internationale. D'autre part, c'est d'une infiltration de la mafia dans la politique que nous devrions le plus redouter. En effet, la corruption, d'une part, à l'échelle des partis politiques entraine un oubli, en quelque sorte des valeurs de démocratie et de loi. Mais, d'autre part, les mafias réussissent parfois à obtenir un véritable rôle dans la politique nationale (au niveau des ministres et présidents). C'est le cas de la Russie par exemple, mais également d'états ou la mafia est si présente qu'on les appelle « états-mafieux ».

 

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